Créer un livre électronique au format epub3, partie 1 : structurer son texte

par | Oct 4, 2014 | L'encre & la plume, Les Pixe-Ailes du Phœnix | 0 commentaires

Dans cette série d’articles, je vais vous livrer ma « recette » pour créer un livre électronique. Cette recette n’est pas la seule, car on peut lire sur la Toile de nombreux tutoriels qui sont capables de vous guider assez loin. Cependant, aucun n’a réussi à regrouper différentes astuces que j’ai mis beaucoup de temps et d’énergie à retrouver par moi-même ou grâce à des morceaux de conseils glanés ici ou là, ou même encore en décortiquant méticuleusement le code de livres électroniques écrits par d’autres.

Introduction : pourquoi le format ePub3?

Lorsque l’on parle de livre électronique, la plupart des gens mélangent facilement tout un tas de réalités différentes, en confondant le PDF avec le format Kindle ou l’ePub. Si d’ailleurs on simplifie au maximum, même un simple fichier au format .txt pourrait être un livre électronique.
Cependant, il me semble que le véritable livre électronique doit répondre à certaines caractéristiques et tout d’abord le confort de lecture. Lire un PDF à la mise en page fixe n’est pas vraiment toujours du plus grand confort, car la taille des caractères ne s’adapte pas à la taille de l’écran sur lequel vous lisez. Ainsi, si sur un ordinateur certains textes en PDF peuvent facilement se lire, sur tablette cela devient beaucoup plus compliqué et quasiment impossible sans zoomer 4 fois sur un smartphone.

On considère donc que seuls quelques rares formats répondent aux contraintes qui définissent un livre électronique. Les deux plus importants sont l’ePub, format libre développé par un consortium regroupant différents acteurs majeurs du secteur de l’informatique (car le standard de codage est basé sur le langage informatique des pages web), et les formats Kindle développés par Amazon dans son coin, plus ou moins avec les mêmes bases mais en rajoutant des barrières. Apple a fait de même avec son format iBooks, dans le même dessein de contrôler de bout en bout la chaîne de vente et d’enfermer ses clients dans une architecture maîtrisée. Il faut néanmoins reconnaître que l’iBookstore accepte les fichiers au format ePub, ce qu’Amazon ne fait pas.

L’ePub3

La norme ePub en est à sa troisième itération majeure. Elle est basée sur un principe simple : le livre sera codé comme un site web, avec les mêmes langages, et selon les mêmes principes. Il n’y aura que quelques particularités rajoutées au code pour faire comprendre au logiciel de la liseuse ou de la tablette (un navigateur internet un peu modifié) qu’il s’agit bien d’un livre.

Cela a pour conséquence que le fond (le texte que vous avez mis tant de temps à peaufiner dans le secret de votre atelier d’écriture) sera dans un fichier séparé de la forme (la police de caractère, sa taille et les couleurs utilisées pour les gros titres, les titres intermédiaires, le corps du texte, les citations, etc.). C’est le principe même de codage des sites internet. Ainsi, vous pourrez quand bon vous semble (ou le lecteur), changer tout ou partie de la forme pour améliorer le confort de lecture.

C’était déjà le cas pour les deux itérations précédentes de la norme.
Alors, pourquoi choisir l’ePub3 qui n’est pas encore totalement supporté par tous les industriels et toutes les liseuses et tablettes ?
Tout simplement parce que c’est le format le plus prometteur et qu’il permet une véritable avancée dans la mise en page et dans les possibilités d’ajouter des images, des vidéos, de l’audio et de l’interactivité. Car il est basé sur les standards actuels du codage internet que sont les langages HTML5 et CSS3.

Ne vous inquiétez pas, derrière ces noms barbares se cachent en fait de grands cœurs qui vous donneront beaucoup de satisfaction si vous savez leur parler gentiment…

Livre de flux ou livre à mise en page fixe, telle est la question

En parlant de mise en page, cette séparation entre le fond et la forme prend tout son sens quand on sait que les liseuses et les tablettes ne donnent jamais véritablement le même rendu, et que le principe du livre électronique est celui que je vous énonçais plus haut, à savoir :

La mise en page doit pouvoir s’adapter pour rendre le confort de lecture le plus grand au lecteur.

Cette mise en page va dépendre donc de contraintes techniques telles que la taille de votre écran (7 pouces, 9 pouces, 12 pouces, au-delà), sa technologie (couleur, pas couleur, retina, pas retina), mais aussi de contraintes humaines : les difficultés de vision éventuelles de votre lecteur (il lui faudra augmenter la taille de la police de caractères pour bien voir), ses envies (tient-il sa tablette en mode portrait ou paysage pour lire ?), ses habitudes.

C’est là qu’il faut faire un choix métaphysique.
Allez-vous créer un livre dont la mise en page s’adaptera au support en prévoyant des règles dans votre mise en forme (c’est ce que l’on appelle le « flux » de données), ou bien allez-vous fabriquer un livre dont la mise en page sera fixée à l’avance, avec le moins de latitude possible pour le lecteur ?

Généralement, on choisit un livre de flux pour un ouvrage composé essentiellement de texte et où la mise en page n’est pas absolument nécessaire à la bonne compréhension du fond. Un roman, une nouvelle, seront construits selon cette philosophie.
Par contre, un livre dont la mise en page est essentielle à la compréhension (une bande dessinée, un reportage photo, un livre pour enfants avec des images à manipuler) sera conçu de manière à ce que sa forme soit la plus fixée possible, comme un PDF. Mais avec en tête le postulat que la lisibilité doit être maximum.

La différence essentielle entre les deux approches est que l’ouvrage qui en sortira sera soit lisible par à peu près toutes les liseuses et toutes les tablettes dans le premier cas (le flux étant disposé différemment selon les règles que vous aurez spécifiées pour chaque appareil dans votre codage, et laissant au lecteur la possibilité d’agrandir le texte, de se passer des images, de changer les couleurs, etc.), soit codé spécifiquement pour une marque, un type, un modèle, voire un seul logiciel dans le deuxième cas (car les règles de mise en page seront tellement draconiennes que cela vous demandera un travail énorme pour les rendre parfaites, et le lecteur ne pourra modifier ni couleurs ni taille, au risque de ruiner le but même du livre).

Le choix est donc dans le degré de maîtrise que l’on accepte de perdre sur sa mise en page. C’est assez frustrant, je dois l’avouer, lorsque l’on a envie que la forme soit aussi impeccable que le fond. Et je n’ose imaginer ce que doivent ressentir les maquettistes de formation devant cet état de fait…

Il est possible, cela dit, de mélanger un peu les deux approches et de garder la possibilité de maintenir une mise en page fixe sur certaines pages tout en conservant sur d’autre une structure de type « flux », via une astuce particulière de codage du fichier de mise en forme (le fameux fichier de CSS) dont je vous parlerai dans quelques temps.

Existe-t-il un autre Style ?

Une fois ce choix cornélien effectué sur la forme que vous voulez donner à votre création, il est temps de s’occuper du fond.
Il faut écrire. Écrire. Encore écrire. Beaucoup.

Et c’est une fois votre texte achevé, relu et encore relu des dizaines de fois, que vous allez pouvoir le préparer à devenir un vrai livre numérique.

Pour que cela soit possible, il faut donc que le logiciel de lecture comprenne où sont les titres, où est le corps du texte, où est la marge éventuelle.
Le fond doit donc porter des indications de la forme. Cela se traduit par le fait que votre texte sera codé dans un fichier HTML5 dont les balises permettront de guider le fichier CSS3 chargé de mettre en forme vos mots.

Mais écrire un livre directement en HTML5 n’est pas très agréable…

Voici ce que donne l'écriture d'un texte avec un code html5...

Voici ce que donne l’écriture d’un texte avec un code html5…

La plupart des écrivains (comme la plupart des gens d’ailleurs) se servent donc de logiciels de traitement de texte.

Mon projet "Fée du Logis" en cours d'écriture dans un traitement de texte, en l'occurrence LibreOffice.

Mon projet « Fée du Logis » en cours d’écriture dans un traitement de texte, en l’occurrence LibreOffice.

Pour ma part, allergique à la suite de Microsoft, j’ai adopté LibreOffice, et les illustrations qui suivent sont tirées de ce logiciel. Mais sachez que le principe, si ce n’est même la manière de faire, sont identique sous Word ou même Pages de chez Apple.

Tout le monde a déjà eu l’occasion de se servir au moins une fois des traitements de texte modernes comme l’un de ces trois-là.

Mais si tout le monde sait à peu près comment mettre un mot en italique ou en gras, en sélectionnant simplement le mot et en cliquant sur l’icône « italique » ou l’icône « gras » (c’est la mise en forme directe), peu de gens savent correctement mettre en forme un texte en se servant des Styles. Et pourtant c’est bien plus puissant…

Exemple de mise en forme directe en italique sous Libre Office

Tous les logiciels de traitement de texte permettent d’appliquer à des zones particulières ce qu’ils nomment en général des « Styles ». Ces Styles ne sont en fait que des formatages particuliers de la typographie, qui pourront être réutilisés facilement ensuite. Ils correspondent parfaitement à nos besoins de mise en forme puisqu’ils permettent de dire que, par exemple, « les titres de chapitre seront en Police Helvetica de taille 14 points, en gras, soulignés », et que « le corps de texte sera en Police Times New Roman de taille 11 points, normal », tandis que « les citations seront en Police Times New Roman de taille 12 et en italique ».

Les Styles pourront même s’appliquer aux paragraphes. Ainsi les paragraphes de Titre peuvent-ils être « centrés avec un espace de 20 points au-dessus du paragraphe, et un espace de 60 points en dessous du paragraphe », tandis que « le corps de texte sera constitué de paragraphes justifiés avec un espace de 5 points avant et après le paragraphe, et une indentation de la première ligne de 60 points », et « les citations seront des paragraphes justifiés avec une marge droite et une marge gauche de 70 points ». Par exemple.

Vous obtiendrez alors un texte mis en forme comme cela.

Cette étape vous permet de structurer correctement votre texte non seulement pour créer un livre électronique, mais également pour créer un livre papier. Car une fois les styles créés, vous n’aurez qu’à sélectionner un morceau de votre texte et décider de lui appliquer le format « Titre » ou le format « corps de texte ». Et s’il vous prend l’envie de changer l’aspect de votre texte, il vous suffit de changer les paramètres du Style « Titre » pour que, automatiquement, votre logiciel change tous les bouts de texte qui seront indiqués comme étant des titres.

Autre réflexe important : éliminer les sauts de ligne intempestifs. À la place, vous pouvez déterminer que le style de paragraphe utilisé laisse quelques points/pixels/millimètres de distance en haut et en bas. La raison en est que cela rend le texte plus facilement adaptable aux différentes résolutions d’écran, et que vous aurez moins de lignes veuves et orphelines dans votre texte…

Mais il y a plus encore : la hiérarchie de titres.
Le titre de votre roman n’aura pas la même forme que le titre d’un chapitre, et ils seront tous deux différents du titre d’une partie, ou de celui d’un sous-chapitre. Vous allez donc les hiérarchiser, en donnant la forme d’un « Titre1 » au grand titre de votre roman, celle d’un « Titre2 » au titre des parties de ce dernier regroupant plusieurs chapitres, celle d’un « Titre3 » aux titres des chapitres, et éventuellement une « Titre4 » aux titres des sous-chapitres si vous en avez.

Cette hiérarchie des titres est essentielle, car elle correspond au codage du fichier HTML5 que vous obtiendrez dans votre livre au format ePub3. Le Titre1 deviendra une balise h1 (ou « header 1 »), et votre Titre4 une balise h4 (ou « header 4 »).

Maison de Corrections

Vous avez envie d’écrire, c’est louable. Vous avez sans doute beaucoup de talent. Mais de grâce, soignez votre orthographe ! Il n’est rien de plus irritant, pour un lecteur, de bloquer sur un mot mal orthographié, sur une coquille oubliée, sur une tournure de phrase mal pensée. Pour ma part, une telle chose me gâche mon plaisir.

La Forme est sans doute aussi importante que le Fond, surtout pour un lecteur, ou même un relecteur ou un correcteur. Pour un éditeur c’est indispensable.

Et malgré toutes les dictées que ma mère m’a infligées (pour mon bien) dans mon enfance, tous les articles du Bescherelle que j’ai pu apprendre (et croyez-moi, j’avais intérêt à les savoir par cœur !), toutes les listes de mots que je devais connaître, il m’arrive à moi aussi de me tromper. Surtout sur un clavier d’ordinateur.

Il y a donc un outil indispensable à ce stade de la production de votre livre : se servir d’un correcteur orthographique et grammatical. Vous pourriez vous contenter de celui qui sera intégré à votre logiciel de traitement de texte, mais je vous le déconseille. Ces correcteurs-là sont en général assez mauvais. Ils peuvent vous indiquer une erreur qui n’en est pas une, ou en laisser passer d’autres qui sont pourtant criantes. De plus, ils ne corrigent pas forcément la typographie, c’est-à-dire les erreurs telles que les doubles espaces, les espaces fines, les espaces insécables, ou même les guillemets « français » (ceux qui sont utilisés dans ce texte). Certes, l’exportation en ePub effacera quelques-unes de ces corrections typographiques (les espaces insécables ou fines par exemple), mais ce sera déjà un bon pas si vous voulez publier votre livre en format papier. Et même avec l’exportation en ePub, les guillemets seront corrigés, et les doubles espaces enlevés. Vous aurez aussi pu prendre soin de mettre des accents aux majuscules qui doivent l’être en français, comme le « É » ou le « À ». Ces corrections seront conservées dans l’ePub.

Pour ma part, je me sers d’Antidote 8. C’est un logiciel cher (la centaine d’euros), mais extrêmement complet et très très bien conçu. J’apprends beaucoup de choses depuis que je l’utilise, et pourtant, je pensais être un très bon connaisseur de la langue française.

Une fois installé sur votre ordinateur, Antidote se place en interface avec de nombreux autres logiciels pour être accessible à tout moment. Dans LibreOffice, c’est une barre de trois icônes qui s’insère dans votre flux de travail. Je me sers principalement de celle de gauche qui appelle le correcteur orthographique, grammatical et typographique.

L'intégration d'Antidote 8 dans LibreOffice

L’intégration d’Antidote 8 dans LibreOffice

J’applique ensuite, si besoin, les corrections qu’Antidote me suggère, avec la plupart du temps des explications sur les raisons de la correction. C’est important pour ne pas aveuglément suivre des corrections qui ne seraient pas en accord avec le sens de votre texte, avec votre style d’écriture, avec les impressions que vous voulez dégager (certaines conventions stylistiques ou poétiques ne sont pas du goût du correcteur d’Antidote, mais libre à vous de jouer avec les mots si cela vous sied, après tout, c’est ça être un artiste, non ?).

Les explications du correcteur orthographique et syntaxique d'Antidote 8 : une aide à la réflexion...

Les explications du correcteur orthographique et syntaxique d’Antidote 8 : une aide à la réflexion…

D’ailleurs, Antidote intègre une analyse de votre style d’écriture, que j’ai découvert il y a peu. Et je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup répéter certains mots, entre autres « tics de style »…

Comment Antidote 8 peut analyse votre écriture... et comment il peut vous aider à prendre conscience de vos tics...

Comment Antidote 8 peut analyse votre écriture… et comment il peut vous aider à prendre conscience de vos tics…

Tout ceci ne vous dispense pas de vous faire relire par des yeux humains, si possible non complaisants. Ils vous diront avec franchise non seulement que vous avez fait des fautes d’orthographe, mais aussi vous feront des retours critiques sur votre style, votre propos, votre intrigue, vos personnages…

Voici une liste des corrections typographiques absolument nécessaires.

  • Accentuez les majuscules qui doivent l’être
  • Utilisez les tirets cadratins ou semi cadratins pour les dialogues
  • Ne faites pas de césure, ni automatique ni manuelle, les logiciels s’en sortent très mal
  • Choisissez entre l’indentation du texte (le retrait de première ligne), ou l’espace entre les paragraphes
  • Utilisez les guillemets français ou les guillemets anglais, mais toujours les mêmes…
  • Justifiez votre texte
  • Respectez la règle de positionnement des espaces : un point à la fin d’une phrase n’est jamais précédé d’un espace et est toujours suivi d’un espace, par exemple. Allez sur cette page pour saisir toutes les règles de la ponctuation et des espaces

Enfin, lorsque vous avez enfin corrigé la syntaxe de votre texte, il est temps de lui offrir une nouvelle apparence…

Métamorphose du texte vers l’ePub

Au contraire d’un fichier de texte (que son format soit .doc ou .docx pour Word, .rtf ou .odt pour LibreOffice), un livre électronique n’est pas un seul fichier constitué d’un seul tenant. C’est une sorte de dossier contenu dans une archive comme le format .zip (si je vous parle chinois, allez voir quelques définitions de formats de fichiers ici). Nous explorerons d’ailleurs en détail les entrailles d’un livre ePub dans le prochain article de cette série.

Il faut donc transformer notre fichier texte en une archive ePub.

Nous pourrions le faire nous-mêmes, « à la main ». Mais ce serait pénible, tant la transition est complexe.

Alors, pour gagner du temps, il est utile de laisser un logiciel faire le plus gros du travail pour nous, car vous verrez, vous vous embêterez déjà assez comme ça lorsqu’il s’agira de peaufiner votre livre pour en faire quelque chose qui vous plaise vraiment tout en satisfaisant aux règles strictes et parfois capricieuses des logiciels de lecture électronique.

Bien sûr, cette étape ne donnera pas naissance au produit fini, mais bien à une ébauche, à une pierre brute que vous allez devoir patiemment polir en vous attaquant au code. Mais au moins, le gros du travail aura été fait d’un simple clic…

Il existe de soit-disants « éditeurs de livres électroniques », des logiciels dérivés d’applications pour créer des sites internet, comme Blue Griffon ePub Edition, mais ils sont tous vendus très très chers pour ce qu’ils font… Personnellement, je préfère comme toujours la liberté, ce qui veut dire souvent mettre les mains dans le cambouis… le code…

Pour cette étape, et comme j’utilise Writer de LibreOffice, j’ai deux possibilités. La première est une extension (un plug-in comme on dit en jargon informatique) nommée Writer2xhtml. La deuxième, qui a ma préférence car elle génère déjà une structure ePub, c’est l’excellente extension Writer2ePub. Je vais prendre l’exemple de cette deuxième solution, et ce même si elle génère une structure ePub2 et non une structure ePub3. Nous verrons dans un prochain article que les différences sont mineures et peuvent être corrigées assez facilement par la suite.

Première chose, allez sur le site de l’extension (en italien ou en anglais) : ici, pour télécharger le programme.

Ensuite, installer l’extension dans LibreOffice. Il suffit de suivre la procédure habituelle pour cela. Allez dans le gestionnaire d’extension, cliquez sur ajouter, sélectionner votre extension dans votre dossier de téléchargement, et tout se fait tout seul. C’est la magie de l’informatique…

Installation de Writer2ePub dans Writer de la suite LibreOffice

Installation de Writer2ePub dans Writer de la suite LibreOffice

Une fois Writer2ePub installé, vous remarquerez trois nouvelles icônes dans Writer. Celle de droite est assez peu importante. Celle du milieu est fondamentale, puisqu’elle vous permet de déterminer les metadata de votre livre. Ce terme regroupe les informations essentielles à propos de votre livre : son auteur (vous a priori), son éditeur, son titre, son sous-titre, un résumé, l’éventuelle image de couverture, l’ISBN. Toutes ces informations seront codées dans le fichier. Nous verrons qu’il sera important ensuite d’aller jeter un coup d’œil dans ce code pour vérifier que rien n’a été oublié et que tout est exact.

C’est l’icône de gauche qui vous permettra de générer votre ePub, assez simplement, en reprenant les metadata de votre livre.

Le rapport de génération de votre fichier ePub par Writer2ePub

Le rapport de génération de votre fichier ePub par Writer2ePub

Et vous obtenez enfin un fichier au format ePub. Ne reste plus qu’à tester son rendu sur votre tablette.

Résultat de la génération d'un ePub par Writer2ePub : un fichier sur le bureau de votre ordinateur

Résultat de la génération d’un ePub par Writer2ePub : un fichier sur le bureau de votre ordinateur

Sur mon iPad4, le résultat n’est pas mal du tout. Cependant, vous remarquerez que la première ligne n’est pas indentée, que la fonte n’est plus Adobe Jenson Pro comme dans mon fichier Writer mais Times New Roman. Même si c’est un excellent début, ce n’est pas encore le livre dont je rêve car l’automatisation n’a pas préservé tous mes réglages de styles. Pour cela, il faudra faire soi-même le travail en découvrant les entrailles du fichier.

Le fichier ePub obtenu par génération automatique avec Writer2ePub lu sur un iPad4

Le fichier ePub obtenu par génération automatique avec Writer2ePub lu sur un iPad4

Ce sera l’objet de notre deuxième épisode : ePub Anatomy

En résumé

  • Savoir si l’on veut créer un ePub de flux ou un ePub à mise en page fixe.
  • Utiliser un logiciel de traitement de texte pour écrire.
  • Utiliser les Styles de Paragraphes et de Caractères pour changer l’apparence du texte et sa mise en page.
  • Utiliser un correcteur orthographique, en plus d’une relecture soignée par vous-même et par votre/vos correcteurs humains.
  • Utiliser une solution automatisée pour créer un fichier ePub à partir de votre texte mis en forme.

Les Outils de ce chapitre

Quelques liens pour aller plus loin

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