Poker d'Étoiles

Poker d’Étoiles… 4ème de couverture

En ce XXVe siècle où l’Homme a colonisé d’autres systèmes solaires, Sean et Eddy survivent de parties de poker et de contrebande, grâce à leur audace et à Démosthène, la très susceptible Intelligence Artificielle qui pilote leur vaisseau. Alors que Sean vient de perdre une nouvelle partie de poker, une jeune femme apparaît littéralement dans sa vie, lui transmettant à la fois des ennemis sans scrupules déterminés à l’éliminer, une responsabilité aux dimensions du cosmos, et un amour qui le mènera à trouver sa place dans cet univers.

Dans une écriture rapide et active, c’est à un voyage initiatique que nous convie l’auteur dans le sillage de héros attachants et drôles à mi chemin entre le roman noir et un space-opera poétique.

Nombre de Pages
437

ISBN
978-2-304-01426-6

Date de Publication
13/05/2008

Editeur
Editions Le Manuscrit

Mes intentions

Une aventure née de l’envie de mêler le space-opera, la science-fiction, l’uchronie, et le genre des romans noirs avec un style pulp totalement assumé. On pourra y reconnaître des archétypes marqués de la culture SF dans les personnages comme dans les situations.

Un petit extrait ?

— Tu lâches Nikos et je lâche Donna. Après c’est juste toi et moi. On repart sur des bases saines, quoi.

— T’es un mec bien Dom. Un jour, faudra vraiment qu’on se la prenne cette cuite ensemble.

— Ouais mais j’ai peur que ça doive attendre un peu. A trois ?

— A trois…

Trois secondes. C’est quoi trois secondes ? Le temps d’un cycle respiratoire. Trois oscillations d’une aiguille sur un cadran. Le temps de faire basculer un tripot de troisième classe dans l’horreur. Le temps de renvoyer quelques dizaines de vies au néant. Ou celui de sauver la mienne encore une fois. J’ai lâché Nikos et Dom a lâché Donna. Je savais qu’il tiendrait parole. Mais ses yeux se sont subitement agrandis et j’ai pigé qu’un truc merdait. Soudain tout fut assourdi par les cris des clients qui gueulaient tous en même temps. Un vrai concert alternatif. J’ai vu un rayon d’énergie passer près de mon oreille droite et finir sa course lumineuse dans la tenue blanche de Donna, y faire une brûlure atroce d’où le sang se mit à bouillonner. Comme au ralenti, mes réflexes m’ont jeté à terre. Tout en me réceptionnant douloureusement, je me suis retourné pour évaluer la situation. Malgré mes efforts, je ne parvenais qu’à percevoir des sons. Ceux du ronronnement des fusils d’assaut à énergie et mes propres battements de cœur. Tout le reste n’était que chaos. Ma vue semblait comme brouillée tant tout allait vite autour de moi. Ca canardait de partout. Les clients du tripot ne pensaient qu’à se planquer. Peu d’entre eux étaient en mesure de riposter puisque la plupart des armes étaient gentiment enfermées dans le coffre de Jack. J’aperçus entre deux éclairs la précieuse vitrine où était exposé le célèbre jeu de cartes. Elle n’était plus qu’un puzzle de verre éparpillé au sol un peu partout, les cartes vaporisées en quelques fragiles secondes. Le blindage n’avait pas résisté aux armes à haute densité. Tout autour de la pièce, le velours des tentures était en train de brûler consciencieusement. Un éclair encore et je vis Jack assis dans un coin, son costume si impeccable souillé de sang, sa bouche ouverte en un cri muet, les yeux vitreux. Nikos était depuis longtemps étalé par terre, la gueule explosée par une décharge. Voilà une stratégie qu’il n’avait certainement pas prévue… Puis je vis Dom à quelques mètres de moi à peine. Il avait déjà dégainé son arme et avait son air concentré des grands jours. Je me suis recroquevillé rapidement, puis me suis jeté vers Dom au moment où il lâchait une nouvelle décharge d’énergie vers les types qui nous alignaient. De concert on a roulé jusque sous le comptoir. Je ne saurais pas dire exactement comment on s’y est pris. Mais le fait est qu’on s’est retrouvé derrière le zinc en bois épais, côte à côte, accroupis. Il m’a souri tristement. Je sais. Tu voulais pas pour Donna et si t’avais su tu l’aurais relâchée un poil plus tôt. T’inquiètes on va les avoir ces cons, Dom. J’ai vérifié mes munitions. Le calibre .38 c’est pas de l’énergie mais c’est pas des piqûres de moustiques non plus. Je me suis redressé et j’ai tiré. Trois fois. Deux morts. Je l’ai dit je suis doué pour la mitraille. J’avais juste eu le temps de faire le point sur la situation. Et ce que j’avais vu ne me plaisait pas. J’en étais blême. Une dizaine de commandos étaient encore debout.

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