Projet : Le Choix des Anges

Projet : Le Choix des Anges

Plusieurs projets m’occupent depuis quelques années.

Commencer par vous présenter le plus ambitieux me semble judicieux car c’est celui qui serait le plus proche de se concrétiser, du moins sous l’une de ses formes, la forme écrite.

Au départ en effet, il n’était pas vraiment question d’écriture, mais plutôt de réaliser mon troisième film.

J’avais envie cette fois-ci de rendre à l’image un morceau de mon univers personnel en mêlant fantastique, mythologie, ambiance de film noir et vieilles pierres tout en explorant un peu le thème du choix qui traverse le genre noir. J’avais aussi l’ambition de montrer qu’il était possible d’adapter les codes du genre noir, né en Amérique, à notre vieille Europe et de l’enrichir de quelques nouvelles trouvailles.

Un film comme Angel Heart avec Robert De Niro et Mickey Rourke, a déjà réussi ce tour de force en mélangeant avec brio un folklore carribéen et vaudou à une intrigue typique du noir.

C’est d’ailleurs sur cette base que j’ai commencé à travailler l’intrigue, pendant plusieurs mois, aidé et aiguilloné régulièrement par les deux sœurs R (qu’elles en soient ici remerciées tout comme Mlle N qui tout comme elles suit l’aventure en corrigeant le manuscrit).

L’histoire de départ se concentrait donc sur la figure emblématique du détective privé, et sur le triangle amoureux dominé par la femme fatale (adultère) et le mari richissime et corrompu. J’ai griffonné de longues heures des pages et des pages de croquis, de schémas heuristiques et de notes diverses pour tenter de trouver une intrigue qui pourrait également intégrer le fantastique, sous les traits du Diable tentateur, et la problématique des différentes alternatives d’un choix cornélien.

Las.

Loin de progresser, j’ai piétiné pendant de longs mois, cherchant à concocter des motivations crédibles pour les personnages, à travailler leurs caractères, à trouver des situations classiques du noir qui pourraient être ré-interprétées de façon intéressante. Je me suis rendu compte que l’écriture sous la forme très codifiée d’un scénario de cinéma n’était vraiment pas une chose dans laquelle j’étais doué.

Alors j’ai eu un déclic soudain et j’ai décidé de revenir à ce que je savais faire le mieux : une écriture littéraire.

Tout s’est débloqué très rapidement et les décors comme les personnages se sont posés assez naturellement sur une intrigue qui épouse plus encore mon univers personnel.

Le Choix des Anges, le pitch

Armand de Saint Ange est un talentueux compagnon luthier le jour et un boxeur acharné la nuit qui s’entraine dur pour participer au célèbre tournoi des Initiés de Saint Gilles. Alors que son maître et lui vont livrer au Comte Charles de Flamarens un instrument très particulier, la fille du riche mécène, Marianne, fait irruption un révolver à la main, bien décidée à tuer son propre père. Les événements qui s’ensuivent vont précipiter le luthier dans un monde mystérieux où l’ombre de l’inquiétant Lucian et l’amour qui va peu à peu l’unir à Marianne seront ses seuls repères au milieu du tourbillon de violence, de corruption et de trahison qui va se déchaîner autour de lui. Survivre à la découverte de la face cachée de son existence exigera de lui renoncements et compromis, avant de le conduire à un choix impossible entre ses valeurs et lui-même.

Le Choix des Anges, en littérature

Ce qui devait être une façon pour moi de construire l’intrigue d’un film a fini par devenir un manuscrit dont la troisième révision comporte maintenant plus de 30.000 mots. L’histoire se développe à chaque nouveau round de corrections, les personnages gagnent en épaisseur et le projet devient de plus en plus autonome.

Au point que l’objectif est désormais clairement de parvenir d’abord à un résultat littéraire digne d’être publié avant d’écrire un scénario de film.

Mon travail porte donc désormais autant sur le style, sur la qualité évocatrice, sur le rendu de l’ambiance, la vraisemblance des caractères et les sonorités de la langue que sur le déroulement dramatique.

J’ai choisi un récit à la première personne pour coller aux romans noirs.

Le Choix des Anges, le film

Après l’expérience d’Ultima Necat, je connais bien les difficultés que l’on doit surmonter pour réaliser et produire un film avec des moyens limités, et l’histoire du Choix des Anges telle que j’ai fini par l’imaginer pourrait sembler trop ambitieuse dans ce cadre-là. Mais je reste persuadé que la seule véritable épreuve c’est de bien s’entourer, et que cet obstacle dépassé, tout reste possible.

Pour moi l’utopie n’interdit pas d’être réaliste, parfois, et je sais que réunir une équipe à même de porter le projet d’un film moyen ou long métrage avec moi sera une très longue marche, sans doute sur une période de plus de dix ans.

L’ambition sera de tourner dans un format d’image cinémascope numérique dans une résolution HD au minimum, 4K dans l’idéal, des plans préparés au maximum, storyboardés, avec une esthétique qui demandera un travail sur les costumes, les décors, les accessoires… et avec des acteurs professionnels pour porter les personnages…

Quand je vous disais que c’était un projet ambitieux…

Le livre électronique et moi

Le livre électronique et moi

J’ai découvert la lecture très tôt, et très tôt la lecture m’a captivé. Depuis l’âge de 7-8 ans, et jusqu’à maintenant, j’ai dévoré des livres et des livres, sur presque tous les sujets possibles.

Comme beaucoup d’amoureux des livres, ce ne sont pas seulement les mots qui m’ont attiré, ni même les idées, les concepts ou les histoires, la langue ou les sonorités, mais aussi un plaisir presque charnel à tenir entre mes mains la couverture, à passer mon doigt sur le papier, à sentir les odeurs de l’encre. La lecture est également une expérience tactile, au premier sens du terme, sensuelle.

J’ai donc tout naturellement rempli ma demeure de dizaines de bouquins qui ont commencé à être à l’étroit entre leurs étagères de bois, puis qui, à force de se presser pour faire de la place aux nouveaux, se sont entassés par centaines dans des bibliothèques surchargées mais ô combien précieuses. Le trésor ainsi amassé ressemble parfois au butin d’Alexandre le Grand après la prise de Babylone… Il m’arrive d’ailleurs encore de rêver posséder chez moi (dans un hypothétique château, hein, entendons-nous bien) une bibliothèque absolue comme celle que Jean-Jacques Annaud a portée à l’écran dans Le Nom de la Rose, où seraient entreposés, non seulement tous les livres déjà écrits comme dans une Grande Bibliothèque d’Alexandrie moderne, mais également tous les livres qui seront écrits un jour. Un lieu à la fois grandiose, labyrinthique et mythique, et dont je serais le gardien bien évidemment…

En parallèle, je rêvais dans mes jeunes années de ces scènes de science-fiction où les hologrammes présentent des ouvrages projetés dans le vide en caractères futuristes dans une lumière bleutée ou verdâtre et où le lecteur peut jouer avec les caractères, les mots, les paragraphes pour les agencer d’une façon différente. Comme s’il pouvait jouer avec le texte et en découvrir des significations cachées. Une sorte de kabbale numérique qui pourrait même convoquer les esprits qui dorment dans les flots d’information et invoquer des entités virtuelles… Ghost in the Shell quand tu nous tiens…

Jusqu’à l’apparition des liseuses et autres tablettes, personne n’imaginait que ce fantasme se réaliserait. Mais depuis l’arrivée des Kindle, Kobo et autres iPad, le paradigme de la lecture se transforme peu à peu. Aux États-Unis, 20% des ventes de livre sont des ventes électroniques. En France seulement 3% (chiffres du Syndicat National de l’Édition pour 2012) mais avec une progression constante.

Tout à la fois donc attiré par et réticent envers ce bouleversement comme le Dragon et le Phœnix se disputant leur proie, je me suis essayé très tardivement à la lecture électronique, il y a un peu plus d’un an. Comparée à la lecture de pdf sur ordinateur (une horreur difficilement supportable même devant un écran de 24 pouces affichant le texte sur la totalité de l’espace), le même pdf sur une tablette m’est apparu comme le jour après la nuit. Mais il me manquait encore quelque chose, et c’est le format epub qui s’est imposé à moi. Si le plaisir sensuel du papier manque vraiment (et ce n’est pas le contact du métal ou du verre qui peut le remplacer), le confort de lecture est similaire. Plus encore, la flexibilité du support numérique permet de bénéficier de notes de bas de page immédiatement accessibles, des définitions des mots, d’une prise de note (oui, une prise de note, ce que le respect du papier m’a toujours interdit de faire sur un véritable livre), du choix de la taille des caractères. Grâce au mode « nuit » les insomnies n’ont plus la même couleur…

Avec la nouvelle norme (l’epub3), on peut même découvrir des livres mêlant des vidéos, de la musique, des sons. Il est vrai que pour l’instant ces dernières nouveautés tiennent un peu du gadget, il reste encore à attendre des livres qui feront le pari d’une mise en page vraiment adaptée aux écrans. Pas une sorte de magazine calqué sur le papier, et que l’on trouvera de toutes façons moins beau que sur le support réel. Pas non plus un étalage de technologie inutile ou vaine. Mais bien des œuvres cohérentes, où les différents « bonus » seront des apports intelligents au texte lui-même.

Et puis transporter dans une simple tablette sa propre Bibliothèque d’Alexandrie n’est plus une utopie, pour peu qu’on ait une capacité de stockage suffisante à disposition. Et comme je ne lis pas que des romans, je peux avoir une quantité incroyable de textes de référence toujours à portée (je suis d’ailleurs très impatient que le CEDH décide enfin de faire une version électronique de son bouquin de Matière Médicale Homéopathique, ça m’éviterait de me balader avec un bouquin de 10 cm d’épaisseur dans mon cartable). Effet secondaire bénéfique : la possibilité de référencer des entrées précises dans certains textes, de faire des recherches sur un mot, facilitent la vie. J’ai donc adopté la tablette le plus systématiquement possible pour les documents de travail, mais aussi pour les documents servant en cours ou pendant la préparation d’une partie de jeu de rôle.

Enfin, le livre numérique permet sans doute aux auteurs de s’affranchir en grande partie de la barrière de l’éditeur, en lui redonnant la possibilité de publier lui-même son texte. Si bien sûr il possède quelques connaissances dans la fabrication du support numérique.

Bien évidemment je lis et je lirai encore des livres papier (je ne me suis pour l’instant pas résolu à acheter autre chose que la version papier du dernier Jaworski, je ne sais pas bien pourquoi, le support électronique ne m’attirait pas vraiment), mais j’ai l’impression d’avoir été « harponné » par le livre électronique.

Dans la mémoire du Serpent à Plumes

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Le Choix des Anges disponible en version papier et numérique

Le grand jour est arrivé ! Après de nombreuses années d’efforts souvent entrecoupés hélas par les vicissitudes de la vie, je suis arrivé au bout de l’écriture de ce deuxième roman, puis au bout de sa préparation pour une publication en autoédition. Le Choix des Anges...

Voir Tolkien comme un (véritable) écrivain

Voir Tolkien comme un (véritable) écrivain

Depuis 2001 et la sortie du premier volet de l’adaptation cinématographique du Lord of the Rings par Peter Jackson, le grand public francophone a enfin découvert l’univers de Tolkien. Bien sûr le britannique était considéré comme un auteur classique dans la sphère littéraire anglo-saxonne depuis déjà de très nombreuses années, mais la patrie de Voltaire a toujours été réticente à considérer la littérature dite « de fantasy » comme une « véritable » littérature.

C’est cette injustice qui semble vouloir être réparée par le Magazine Littéraire dans cet ouvrage de la collection Nouveaux Regards.

Pour ceux qui ne connaîtraient de l’œuvre de Tolkien que les films tournés ces dernières années, le petit livre de 172 pages pourra peut-être donner envie d’en découvrir les écrits, les plus accessibles comme The Hobbit ou les plus abscons comme le Silmarillion.

Les courts articles se focalisent à chaque fois sur un aspect particulier de l’œuvre écrite de Tolkien, en se recoupant les uns les autres et en donnant une vue kaléidoscopique d’un travail si titanesque qu’il occupa la vie entière de son auteur.

Et finalement en traçant le portrait en filigrane de ce qui fait l’essence d’un travail de création.

On commence par s’intéresser à la genèse, aux rencontres, à ce qui dans la vie de Tolkien a pu faire naître cette écriture boulimique. On se rend compte très vite qu’il appartient à un courant littéraire qui aura comme autre grand représentant C.S. Lewis, son plus proche ami, auteur d’un autre cycle à succès, celui de Narnia, adapté lui aussi à l’écran. Un mouvement artistique avec un projet bien défini, des racines profondes dans la tradition européenne, celles du merveilleux, de la mythologie.

Puis on explore certains thèmes de l’œuvre.

C’est à mon avis la partie la plus excitante de ce regroupement d’articles.

La lecture fait naître quelques réflexions sur la possibilité de considérer la littérature de fantasy comme une littérature à part entière.

Loin des narrations déconstruites ou absentes que l’on nous propose dans les ouvrages dits « sérieux », ou, sous prétexte de modernité, des écritures bâclées qui font peu de cas du style jusqu’à produire des ouvrages ressemblant à s’y méprendre à des scripts de série télévisée ou de séquences de film, la langue employée par Tolkien emprunte aux manières traditionnelles de conter.

On plonge alors dans un univers où l’histoire se déploie dans une narration construite, avec des personnages qui illustrent des problématiques universelles de façon renouvelée (l’amitié, l’abnégation, le courage, l’ambition), avec un style qui peut ne pas plaire (tant parfois il peut paraître lourd), mais qui existe.

C’est celui des sagas et les eddas nordiques, du roman courtois de chevalerie, de la geste, ou même du théâtre grec (Tolkien mêle la prose et les vers scandés ou chantés dans son récit).

Si le travail de création consiste à exprimer sous une forme inédite le mélange unique et constant des influences qui nous nourrissent en permanence, Tolkien peut être considéré comme un démiurge non seulement parce qu’il a donné naissance à de véritables langues, aussi complexes et réelles que les langues « naturelles », mais aussi parce qu’il a réussi son projet de donner vie à un univers cohérent.

Plus encore, si l’on ne renie pas les origines antiques de la littérature, on peut le considérer comme l’héritier direct de plusieurs d’entre elles.

Dans la mémoire du Serpent à Plumes

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