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Making of an (audio)book, partie 2 : Enregistrer sa voix

par Publié le 14/11/2021L'encre & la plume0 commentaires

Dans cette triple série d’articles, Making of a bookCréer un livre électronique au format ePub3, et Making of an (audio)book, je vous propose le résultat de mes recherches, de mes essais et de mes explorations diverses et variées sur la façon de produire un livre, respectivement en format papier, en format électronique, et en format audio. Ces articles ont vocation à évoluer dans le temps, aussi n’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter d’écaille & de plume qui vous avertira de toute mise à jour.

Raconter et faire vivre : l’art du conteur à l’usage des auteurs timides

Tout est fin prêt pour capter votre voix dans votre ordinateur. Votre texte est devant vous. Maintenant, il faut se lancer. Mais pour que votre lecteur/auditeur soit emporté par votre voix autant qu’il aurait pu l’être par les mots imprimés sur une page (voire davantage), il existe quelques petites techniques.

La voix de son maître… ou presque

La première chose à savoir, c’est que nous commençons tous et toutes par détester notre propre voix lorsque nous l’entendons à travers un enregistrement. C’est naturel. C’est désagréable. Une partie de nous s’insurge.

Ce n’est pas possible, ce n’est pas ma voix, et je n’ai pas cet accent ridicule quand je parle.

Mais il est nécessaire de passer au-dessus de cette réticence, de ce dégoût, de cette impression d’être quelqu’un d’autre. Car ce que nous croyons entendre n’est pas ce que les autres perçoivent réellement. Cette sensation désagréable vient du fait que nous percevons notre voix à travers deux canaux différents : le son produit qui parvient à nos oreilles, et la conduction osseuse des vibrations de notre larynx jusqu’à notre crâne, qui ajoute des fréquences à ces signaux. Alors que les autres ne discernent que le premier, nous sommes les seuls à entendre les deuxièmes. Nous sommes donc habitués à une voix qui n’est paradoxalement pas la nôtre. Et le décalage entre ce que nous croyons être notre parole et sa réalité est toujours un choc.

Pour s’en libérer, il est utile de considérer la voix que nous allons entendre comme celle d’une autre personne, ou comme une simple extension du texte. J’ai trouvé l’astuce de me raccrocher aux formes d’onde que les logiciels montrent pour y imaginer les mots eux-mêmes, leur prononciation. Ainsi, la ligne temporelle qui se déroule sous mes yeux recrée le texte, et la voix devient moins étrangère. Moins étrange en tous les cas.

« Coupez, on la refait ! »

L’énorme avantage de l’enregistrement reste l’opportunité de recommencer encore et encore pour obtenir exactement le résultat que vous désirez. C’est ce qu’au cinéma on appelle des prises. C’est votre arme décisive dans cette bataille. Votre atout maître. Mais c’est aussi un possible handicap, si vous n’apprenez pas à accepter la simple différence entre ce que vous imaginez du texte et ce que vous aurez récolté lorsque votre voix sera captée.

Ensuite, vous verrez vite que dire un texte est fatigant. Parfois épuisant dans des scènes intenses (les scènes de combat, les scènes émotionnellement fortes, les scènes sensuelles). Est-ce parce que le fait de penser à une action (donc de la dire) fait intervenir les mêmes neurones que si l’on agit réellement (c’est ce que l’on appelle les neurones-miroirs) ? Je ne sais pas, c’est mon hypothèse et elle n’a pas la force d’une vérité scientifique, mais j’ai parfois l’impression d’avoir moi aussi donné des coups ou ressenti des émotions fortes lorsque je dis ce genre de séquence à l’oral. Quoi qu’il en soit, cette fatigue peut devenir un problème pour votre voix : la faire faiblir ou trembler, changer son timbre, sa tessiture, ou vous faire bredouiller, trébucher sur les mots, perdre l’intention et l’intonation, changer un mot pour un autre, et j’en passe.

Mon conseil est simple dans ce cas : faites une pause.

Même si cela ne fait que dix minutes que vous avez commencé l’enregistrement et qu’il vous reste 600 pages à dire. Croyez-moi, il vaut mieux ajourner et reprendre plus tard, que de piétiner et se rendre compte qu’on n’est pas content de soi. Si vous faites une pause, vous reviendrez plus en forme, et cela se sentira sur votre diction et votre implication. Cela sera plus fluide et vous pourrez parler plus longtemps et mieux.

Dans le cas de Fæe du Logis, par exemple, j’ai deux chapitres très longs, heureusement découpés en scènes séparées dans leur ambiance. J’ai donc fait en sorte de faire des pauses entre deux scènes, même si le chapitre a pris plusieurs jours à enregistrer.

Et quand vous bredouillez et que vous devez recommencer une phrase en plein paragraphe dans une scène d’action, la nouvelle prise doit se faire dans la même énergie que la phrase précédente. Il est alors utile de relire mentalement ou à haute voix (encore mieux) la phrase précédente avant de rouvrir le micro pour capter la suite.

Cependant, comme je vous le disais dans la première partie de cette série d’articles, je vous déconseille d’arrêter au beau milieu d’une scène. Pour deux raisons principales : d’abord parce que l’énergie, l’implication, votre interprétation de cette scène pourront avoir changé entretemps, et donc modifier la façon dont le texte sera reçu, ensuite parce que les conditions physiques de la captation de votre voix auront pu elles aussi changer. Le vent se sera peut-être levé entretemps, faisant vibrer les volets. Vous aurez peut-être déplacé votre micro, et il captera alors votre voix de façon plus faible ou plus forte. Les bruits de la pièce auront peut-être changé, et modifieront l’impression sonore à l’écoute.

Ma solution dans ce cas est radicale : j’ai la chance de pouvoir laisser la pièce en l’état entre deux sessions d’enregistrement. Je prends soin de ne surtout plus bouger le micro, de mettre la chaise exactement à la même place, jour après jour. Ainsi, ma voix sera toujours à peu près à la même distance de la cellule du micro, et sera captée de la même manière. Comme j’ai un micro unidirectionnel et comme je suis dans un endroit calme, les bruits environnants sont moins importants.

J’ai ainsi enregistré soirée après soirée tout le texte de Fæe du Logis, avec une impression d’harmonie dans le rendu sonore, comme s’il s’agissait d’une seule et unique prise de son (à partir du moment où j’ai mis en place cette petite routine, bien sûr, donc à partir du chapitre 4).

Rendre le texte vivant

La deuxième difficulté la plus importante après avoir accepté sa propre voix reste la capacité à dire le texte de façon convaincante, qui soit vivante.

Je connais deux techniques pour m’y aider.

La plus fondamentale tient en un mot : implication.

Il s’agit pour moi de m’immerger dans le texte et dans ce qu’il raconte. Pour qu’il soit vivant, il faut que le narrateur, la conteuse, que vous serez, vive elle-même l’action. Que vous vous laissiez emporter par ce que vous avez écrit. Cela va vous donner une énergie dans la voix, mais surtout cela va naturellement guider votre intonation, votre souffle, vos pauses, le volume de votre voix. Si vous vivez vous-mêmes les émotions que vous lisez (et ça devrait être facile, puisque c’est vous qui les avez écrites, elles devraient donc vous parler mieux qu’à quiconque), alors vous les direz facilement, et vous les transmettrez avec efficacité à votre auditoire.

Veillez simplement à ne pas vous céder à votre enthousiasme, et à laisser celles et ceux qui vous écouteront s’imprégner de l’action, de l’histoire.

C’est là que la deuxième technique est utile : gérez votre souffle et votre rythme respiratoire en fonction du texte et des endroits que vous aurez préparés auparavant.

Vous avez bien sûr pris soin de repérer les passages qui méritent qu’on accélère un peu le rythme de parole (pour moi, ce sont les scènes d’action, parfois les scènes « chargées » en émotion) et celles qui demandent à ralentir le rythme de diction (les scènes sensuelles, par exemple).

Calez-vous dessus.

Mais rappelez-vous surtout de garder un débit de parole assez lent en général, de manière à ce que celles et ceux qui vous écoutent puissent recevoir ce que vous dites, l’imaginer, se le représenter. Car il faut que le cerveau de votre auditoire traite les informations que vous distillez par votre voix. Qu’il prenne le temps de se figurer le décor, les personnages, les gestes. Qu’il rajoute des éléments que vous n’aurez même pas dits mais qui viendront de sa propre imagination, de sa propre expérience, comme lorsqu’on lit un texte dans notre tête. Laissez faire l’imagination de votre auditeur, laissez-lui le temps de vous aider par son incroyable richesse. Et vous verrez que le même texte dit un peu plus lentement (mais avec vie) aura l’air d’être plus chargé et plus évocateur, simplement parce que c’est l’esprit de l’auditeur lui-même qui vous aura aidé.

Vouloir aller vite est un défaut que nous avons tous au départ. Il est naturel, il découle de notre envie d’en finir avec une partie fatigante et parfois ingrate du travail. Mais si vous y mettez de l’implication, vous verrez que cela peut être la partie la plus intense et la plus riche du processus.

Pour ma part, quand je suis en plein enregistrement, c’est comme si j’étais en train de vivre l’histoire, comme lorsque je lis, comme lorsque je regarde un film ou un bon épisode de série.

Alors si j’ai un seul conseil à vous donner, ce serait celui-ci : profitez de cette phase au maximum, car elle vous fera redécouvrir votre texte, vos personnages, l’ambiance, presque comme si vous étiez votre propre lecteur. Et ça, ça n’a pas vraiment d’équivalent, à mon sens, dans l’écriture proprement dite.

Changer sa voix ou ne pas changer sa voix

Pourtant, il existe des questions philosophiques auxquelles vous allez devoir répondre avant d’ouvrir le micro.

La plus importante est celle-ci :

Vais-je changer ma voix pour simuler mes différents personnages, ou au contraire garder la mienne, celle du narrateur, en variant seulement de très petites choses à chaque fois ?

Ce choix est essentiel, car il s’agira de le conserver tout au long de votre livre, donc de votre enregistrement, même si celui-ci s’étale sur des semaines.

Chaque terme de l’alternative a ses avantages et ses inconvénients.

Changer de voix à chaque personnage permet de mieux marquer les différences entre personnages (ne serait-ce qu’entre personnages féminins et masculins), en jouant le rôle des guillemets ou des tirets cadratin de l’écrit (ces fameux — qui ouvrent les tirades lorsque l’on change de personne dans un dialogue). On rajoute aussi une couche de crédibilité et de consistance auxdits personnages, car la voix peut dévoiler beaucoup sur un caractère, et créer une ambiance délibérée. Par exemple, dans Le Choix des Anges, j’ai donné volontairement un accent un peu dédaigneux à l’un des méchants, le Comte de Flamarens, pour donner à imaginer un physique bien particulier. On peut aussi choisir une voix très grave pour un videur de boîte de nuit, une voix plus fluette pour un comptable. Ou au contraire, jouer sur un contraste inattendu et faire l’inverse (même si je ne vous le conseille pas, car l’archétype est un allié précieux si l’on veut se servir de l’imagination de l’auditeur). Tout ce que le changement de voix pourra apporter sera de l’ordre de l’inconscient, d’une perception archétypale. Cela enrichira votre récit.

À une seule condition : que ce soit très bien fait.

Car l’inconvénient majeur de cette technique est sa fragilité extrême. Une voix non maîtrisée peut devenir ridicule, jetant à terre toutes vos espérances et tout le travail que vous aurez fait sur le texte. Si vous tombez dans la caricature, le passage sensuel qui vous espériez presque érotique va devenir un pastiche et faire rire l’auditrice au lieu de l’émouvoir ou de l’émoustiller. Il faut donc être très sûr de soi et de sa capacité à créer des voix différentes qui soient crédibles et suffisamment distinctes les unes des autres (sinon ça ne sert à rien d’avoir choisi de changer de voix à chaque personnage).

Deuxième écueil à éviter : le risque de « perdre » une voix que vous aviez trouvée. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais parfois, il arrive qu’on « oublie » comment faire une voix. C’est gênant quand cela arrive à 10 pages de la fin, et que vous êtes obligés d’enregistrer à nouveau tous les dialogues du personnage dont vous avez perdu la voix. Je vous conseille donc de vous aider d’un enregistrement de référence, mais surtout de ne pas étaler l’enregistrement de votre livre sur plus de quelques semaines, et de surtout ne pas espacer vos sessions de plus de quelques jours. Cela entretiendra votre mémoire corporelle et gardera bien au chaud la voix que vous aurez choisie.

Dernier inconvénient du choix de changer les voix : la fatigue est plus grande, car vous devrez forcer votre voix naturelle. Par définition, vous allez emprunter des voies que votre voix n’aurait jamais prises en temps normal, donc forcer vos muscles et vos cordes vocales.

Une des solutions pour vous débarrasser de ces trois difficultés reste de demander à d’autres personnes d’enregistrer les voix différentes. Mais outre qu’il vous faut trouver des participants qui soient prêts à tenter l’aventure, il faudra dégager du temps, coordonner des agendas… bref, on entre plus dans le cadre de la réalisation d’un film que dans la lecture d’un livre. Et d’ailleurs, cela donne aussi une différence sur l’œuvre finale : une pièce de théâtre sonore, ou une fiction sonore.

Ce sera un résultat complètement autre si vous choisissez d’enregistrer en gardant toujours la même voix (modulo les intonations et les changements de rythme, bien entendu), celle du narrateur ou de la narratrice. Votre livre sera alors vraiment un livre audio, et votre voix accompagnera plus l’auditeur, qui va plus s’en imprégner. Vous obtiendrez ainsi un effet de familiarité, qui pourra augmenter l’immersion dans l’histoire. En effet, les changements de voix peuvent parfois gêner certains auditoires, les sortir de cette sorte de « transe hypnotique » qu’est la lecture.

La difficulté reste de permettre, surtout dans les dialogues, une distinction suffisante entre les personnages. Il vous faudra jouer sur les intonations, les silences, quelques artifices tout de même (vous approcher du micro pour accentuer les fréquences graves sur tel personnage, ou au contraire vous éloigner un peu pour rendre une voix légèrement plus aigüe).

Mais le résultat est plus reproductible. Vous n’aurez pas à réfléchir pour savoir quelle voix prendre pour quel personnage.

Ces deux options sont bien sûr non exclusives l’une de l’autre. Vous pouvez décider de garder toujours la même voix, sauf pour certains personnages très précis. Par contre, ne changez pas d’avis en cours de route, cela perdrait vos auditeurs.

La diction

Le but d’un livre audio est bien évidemment que votre auditoire comprenne ce que vous allez dire.

Il est donc nécessaire de travailler votre diction pour être le plus intelligible possible.

Cela veut dire, je le répète, parler lentement.

Pas trop lentement pour éviter que tout le monde s’endorme, mais suffisamment quand même pour s’assurer que tout le monde comprend, ressent, vit l’histoire. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, rien ne vous empêche d’augmenter le rythme de vos phrases à certains moments de tension, mais cet effet doit rester un effet, justement, et pas une façon d’expédier le texte.

Même dans les moments où vous allez parler plus vite, vous devrez être compréhensible.

Il faut donc apprendre à articuler le texte, à éviter de mâcher ou tronquer les mots (sauf dans les dialogues si c’est un effet recherché, mais là encore cela doit rester un effet).

Je pourrais vous encourager à pratiquer des exercices de diction, comme :

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archisèches ?

Ou bien

C’est l’évadé du Nevada qui dévala dans la vallée, dans la vallée du Nevada, sur un vilain vélo volé.

Je pourrais.

Et d’ailleurs, cela pourrait vous aider. Mais je pense qu’il est juste nécessaire de faire attention à la façon dont vous parlez. Si vous parlez assez lentement et que vous gardez toujours en tête l’intention du texte, cela devrait déjà être suffisant pour vous permettre de transmettre un texte correct.

« Moteur… ça tourne… action ! »

Techniquement, l’enregistrement audio ressemble beaucoup à la captation vidéo.

Et une preuve de plus en est ce conseil tout bête : laissez toujours une ou deux respirations (donc quelques secondes) de blanc après avoir branché le micro, avant de parler, et inversement, après avoir fini de parler avant de couper le micro.

Cela va vous permettre de séparer facilement, au montage, les bruits parasites des boutons de marche/arrêt, de votre voix.

C’est la même chose qui se produit lorsque sur un plateau de cinéma vous entendez :

« Moteur (demandé, rajoute-t-on en général) » prononcé par le chef opérateur ou le réalisateur.

Quelques secondes de blanc.

« Ça tourne », affirmé par le caméraman lorsqu’il constate que la machine est bien en train d’enregistrer, car il peut exister un délai et si on commençait tout de suite à jouer, on pourrait donc perdre quelques précieuses secondes de l’action.

Quelques secondes de blanc à nouveau et enfin :

« Action ! » Crié par le réalisateur, signal de début du jeu pour les acteurs.

La patience

Le plus important, finalement, et vous l’aurez lu entre les lignes de tout ce qui précède, c’est bien la patience.

Dire un texte, ça prend du temps.

Même si on cherchait à le dire le plus vite possible, cela prendrait un temps certain.

Mais si en plus vous le dîtes lentement, avec l’intention juste à chaque phrase, que vous le vivez et cherchez à le faire vivre, cela va vous prendre un peu plus de temps.

Et si l’on rajoute les nombreuses prises pour certains passages plus délicats, les expérimentations qui seront ou pas convaincantes et vous conduiront à tenter différents accents, différents rythmes, différentes voix, les mots qui trébuchent parfois dans votre bouche, les erreurs d’étourderie, les interruptions dues à la fatigue ou à la nécessité de boire pour éviter que votre bouche s’assèche…

Vous aurez intérêt à être armés de patience, car l’enregistrement prendra un temps beaucoup plus long que le simple fait de lire un livre dans votre tête.

Il s’agit pour vous de le savoir pour ne pas vous décourager.

Et de vous poser des objectifs, par exemple. Un chapitre par session d’enregistrement. Ou une scène par session, comme je le fais parce que j’ai des chapitres à rallonge, en général.

Cela vous aidera à garder la motivation et l’enthousiasme intacts.

C’est d’ailleurs ça qui est le plus difficile.

Que votre envie soit la même du début à la fin, pour transmettre chaque émotion jusqu’à la conclusion de votre histoire.

Il jouait du micro debout

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour l’auditeur ça peut vouloir dire beaucoup.

La position physique que vous adopterez aura une grande influence sur votre voix et sur la façon dont vous allez pouvoir vous exprimer.

Beaucoup de conseils vous affirmeront qu’il est mieux d’être debout pour dire un texte.

Je le crois aussi.

D’abord parce que vous éviterez la sédentarité qui a tendance à toucher les « gens du clavier » comme les écrivains (mais pas seulement eux), et donc les maux de dos qui vont avec. Votre corps vous le rendra en vous permettant d’enregistrer plus longtemps. Nathalie Bagadey, par exemple, utilise un pupitre réglable. Je ne l’ai pas encore essayé, mais il me semble très prometteur.

Il me semble aussi que dans mon cas personnel, j’ai surtout besoin de bouger les bras, les mains, la tête, lorsque j’enregistre.

Cela me permet d’accompagner mes mots physiquement, d’appuyer mon intention.

Car les émotions passent toujours par le corps, qu’on le veuille ou non. Les exprimer corporellement permet donc de les vivre et représenter plus intensément. C’est une des bases du jeu d’acteur.

Donc n’hésitez pas à parler avec les mains, à bouger, à vous déplacer. Cela peut vraiment donner une lecture plus vivante (si elle reste compréhensible, bien entendu).

C’est dans la boîte !

Au bout du compte, vous allez obtenir une jolie liste de fichiers (je vous conseille un fichier par chapitre, car c’est le découpage que les boutiques de livres audio demandent) qui seront comme autant de diamants bruts.

Il nous restera à les tailler avec le talent des orfèvres. Ce que nous discuterons dans le prochain article.

Dans la mémoire du Serpent à Plumes

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